Ramsay Santé
Hôpital privé des Peupliers

Journée internationale des femmes et filles de science : Dr Charlotte Ngô, chirurgienne dans un monde d'hommes

Article Par Ramsay Santé, le

L’initiative vise à promouvoir et à accompagner celles qui font avancer la science. L’occasion de mettre en lumière les femmes de science de Ramsay Santé.

Journée internationale des femmes et filles de science : Dr Charlotte Ngô, chirurgienne dans un monde d'hommes

Dr Charlotte Ngô, gynécologue et chirurgien spécialisé dans les cancers féminins

Chaque année, le 11 février met à l’honneur les femmes scientifiques (médecins, chercheuses, ingénieures, biologistes…). L’initiative lancée par l’Unesco et ONU-Femmes vise à promouvoir et à accompagner celles qui font avancer la science. L’occasion de mettre en lumière les femmes de science de Ramsay Santé. 

En France, en 2015, les chirurgiennes représentaient pour la plupart des spécialités chirurgicales moins d’un praticien sur 5. Le Dr Charlotte Ngô est gynécologue obstétricienne de formation. Au cours de son cursus, elle s’est spécialisée en chirurgie des cancers féminins et exerce à l’Hôpital privé des Peupliers, établissement Ramsay Santé situé à Paris. Echange sur une vocation dans une spécialité dominée par les hommes. 

Pourquoi avoir choisi cette voie professionnelle ? 

C’est un rêve de petite fille que j’ai conservé et fait grandir. Je n’avais pas de figure d’exemple dans mon entourage proche, mais lorsque j’avais 8 ans, j’ai pris conscience des inégalités, entre nos pays et certains pays d'Afrique par exemple. Cela m’a profondément choquée et a éveillé en moi cette vocation. 

Lorsque j’ai commencé mes études de médecine, tout le monde a été très bienveillant et encourageant autour de moi. Peu à peu, je me suis spécialisée en gynécologie obstétrique, un domaine très vaste. C'est la variété des pratiques qui m’a séduite, même si après je me suis focalisée sur la chirurgie cancérologique. Aujourd’hui, je travaille à mi-temps à l'hôpital et à mi-temps à Médecins Sans Frontières.

Quel a été votre parcours ? 

Après un Bac S, j’ai fait mes études de médecine et mon internat à Paris 7 (Xavier Bichat). J’ai ensuite réalisé une thèse de médecine puis une thèse de sciences et enfin un Master à Sciences Po en droits de l’Homme et action humanitaire. Je n’ai jamais vraiment cessé d’être étudiante ! Durant ces années de formation, j’ai également pris du temps pour faire de la recherche ainsi que de la médecine humanitaire. J’ai fini par me spécialiser en cancérologie et je continue mon parcours avec la préparation d’une capacité en médecine acupuncture. 

Avez-vous été confrontée à des remarques péjoratives, stéréotypées en tant que femme chirurgien ?

Oui bien sûr et j’y suis toujours confrontée de temps en temps. Dernier exemple en date, lors de ma participation à un congrès médical où j’avais réalisé une présentation en tant que chirurgienne cancérologue. À la fin de l’évènement, au moment de la table ronde, quelqu’un a dit qu’il était dommage de ne pas avoir de chirurgien parmi nous... J’ai alors décidé de quitter la salle. 

Ces remarques peuvent être parfois très explicites, au même titre qu’une remarque sexiste, mais elles peuvent aussi être sous-entendues et provoquer un malaise. Cela me heurte toujours autant et je trouve que c’est injuste. Le plafond de verre au-dessus des femmes qui souhaitent gravir les échelons existe. J’aimerais pourtant être plus optimiste quant à l’évolution des mentalités et de l’égalité. 

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans vos missions du quotidien ? 

Je partage mes missions entre la recherche et le soin. Mes activités de recherche portent sur l’étude des inégalités sociales en matière de santé. Il s’agit de comprendre pourquoi certains patients n’arrivent pas à se soigner convenablement. Pour cela, je travaille avec des anthropologues, des géographes ou encore des économistes afin de trouver des pistes d’amélioration dans la prise en charge. C’est ma partie sciences.... humaines et sociales ! 

Il y a aussi le soin et le contact avec les patients bien sûr, il passe même avant tout travail de recherche. Soigner des personnes et non guérir des maladies, leur parler, mieux les connaître et essayer de les rassurer autant que possible, c’est le cœur de mon métier.

Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux petites filles, futures docteurEs ? 

Je leur dirais qu’il ne faut jamais se fixer de limites. Tout est possible, à condition de toujours y croire et de ne pas s’autolimiter ! Je constate que ce phénomène est d’ailleurs plus fréquent chez les femmes que chez les hommes... Lorsque l’on a envie de quelque chose, il faut y aller et ne pas imaginer que l’on n’y arrivera pas !

 

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